The History of Hindu India (Part 1)

With French Subtitles

L'histoire de l'Inde hindoue (première partie) est conçue par les rédacteurs de la revue Hinduism Today en collaboration avec le docteur Shiva Bajpai, professeur émérite d'histoire, California State University Northridge. Elle fournit aux instituteurs californiens de sciences sociales, 6e grade (10 ans), une authentique et juste histoire de l'Inde et de l'hindouisme. Elle existe aussi pour les temples hindous et tout conférencier voulant présenter la religion et l'histoire hindoues. Le documentaire se base sur le premier chapitre du livre, L'histoire de l'Inde hindoue, publié en 2011. Pour tout renseignement ou pour acquérir un guide pour la préparation de cours fondés sur ce livre, voir www.hinduismtoday.com/education/. Financé par l'Institut pour l'évolution des programmes d'études de la Fondation Uberoi. Ce documentaire et ses enseignements peuvent être librement disséminés.

Réalisé et produit par Sushma Khadepaun. Produit et raconté par Roger (Raj) Narayan.

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Transcript:

Bonjour. Ici Raj Narayan racontant l’histoire de l’hindouisme, ses croyances et sa culture.

L’hindouisme est la plus ancienne des religions vivantes et troisième en nombre d’adhérants.

Plus d’un milliard d’Hindous vivent en 150 pays, la plupart en Inde.

Deux millions sont aux Etats-Unis.

Les origines de l’hindouisme

Nous reculons de 6.000 années pour retrouver les premières empreintes de l’hindouisme

dans la région de l’Indus-Sarasvati du subcontinent indien.

Cette vaste région s’étend du Sri Lanka au sud jusqu’aux Himalayas du nord.

…et de la mer d’Arabie à l’ouest au golfe du Bengale à l’est.

C’est ici que s’établit la civilisation de l'Indus-Sarasvati qui devint la plus étendue et la plus avancée des anciennes civilisations…

…dépassant même l’Egypte, la Mésopotamie et de la Chine.

Elle prend son nom des deux réseaux fluviaux, la Saraswati et l’Indus.

Ils abreuvaient la culture dite védique, celle des Védas, les premiers textes sacrés de l’hindouisme.

Elle se nomme aussi culture d’Harappa, d’après le site où elle fut découverte en 1920.

C’ètait une culture urbaine établie dans un nombre de villes bien agencées,

dont certaines atteignaient 80.000 habitants, chose rare à l’époque.

Les villes se rattachaient par des routes qui allaient jusqu’à la Mésopotamie à l’ouest et à l’Asie centrale à l’est.

Cinq mille années plus tard, les archéologues découvriraient leurs poteries,

leurs sceaux,

leurs scultures,

leurs perles,

leurs bijoux,

leurs outils,

leurs jouets,

leurs petites charettes,

et leurs dés…

… qui offrent un aperçu de l’époque où vivait la civilisation qui serait un jour celle de l’Inde.

Les cachets de pierre comportent une écriture, des images de dieux, de rituels, de symboles, de plantes, de bêtes et de personnes.

L’écriture était largement répandue, mais elle n’a pas encore étée déchifrée.

Ces artefacts nous montrent que certaines de leurs pratiques religieuses et culturelles étaient identiques à celles des Hindous d’aujourd’hui.

L’un des sceaux représente un homme en méditation qu’on suppose être Siva…

… tandis que d’autres montrent la position du lotus importante dans le hatha yoga d’aujourd’hui.

Certains objets rattachent ce lointain passé à notre présent, dont des croix gammées,

des statuettes de la déesse Mère,

le culte du Siva Lingam,

des autels dédiés à la cérémonie du feu, commune aux peuples védiques, ou Aryens,

des thermes sacrés,

des prêtres,

de saintes bêtes,

ou des symboles dans les arts du spectacle.

Vous reconnaîtrez la salutation namasté.

Et encore ici, dans cette statuette d’argile.

Ici la statue d’une femme avec de la poudre rouge dans la raie de sa chevelure.

Coutume qui continue jusqu’à nos jours.

La culture Indus-Sarasvati déclina quand la rivière se désècha vers l’an 2000 AEC, et beaucoup émigrènt vers des paysages plus souriants…

… à l’est et au centre de l’Inde, surtout aux bords du Gange, et au-delà même du subcontinent.

Les saintes écritures hindoues

Les quatre Vedas, les écritures principales de l’hindouisme, furent composées en sanskrit il y a au moins 6 000 années.

Le Rig-Veda, le plus ancien, parle à plusieurs reprises du Sarasvati…

… disant qu’il est le plus puissant des fleuves, allant de l’Himalaya jusqu’à la mer.

Ainsi, nous savons qu’une grande partie de ce texte fut composée bien avant l’an 2000 AEC quand le fleuve cessa de couler.

Les hymnes védiques louent Dieu, les dieux et les déesses et décrivent un peuple hautement spirituel,

leurs clans, leurs rois et leurs batailles.

L’économie, l’agriculture, l’industrie et le commerce étaient fort développés.

Ce pays était nommé Sapta Sindhu, signifiant: Terre aux sept rivières.

Les mots “hindou” et “Inde” proviennent du sanskrit “sindhu” qui signifie “rivière”.

Les cantiques des Vedas parlent de “yajna”, cérémonie du feu qui se déroulait autour d’un autel particulier.

On a trouvé certains de ces autels parmi les villes de cette civilisation.

Et on continue cette même cérémonie du feu aujourd’hui.

A l’origine, ces milliers de cantiques n’étaient pas écrits, et s’apprenaient par cœur.

Aujourd’hui encore, certains prêtres savent par cœur jusqu’à 10 000 vers qui prendraient 50 heures à chanter.

Les Hindous possèdent des douzaine d’autres textes sacrés,

dont les puranas et textes provenant de sages illuminés.

Les épopées, Ramayana et Mahabharata racontent les histoires de l’Inde et sont des trésors de connaissances et traditions hindoues.

Le Ramayana raconte l’histoire de Rama, la septième incarnation ou avatar de Dieu Vishnou et sa céleste épouse, Sita.

Le Mahabharata et la plus longue de toutes les épopées du monde.

Il décrit une immense guerre dans l’Inde d’autrefois où des cousins se disputent le trône d’un vaste royaume.

Au centre, on trouve l’épisode nommée Bhagavad Gita, un dialogue entre le commandant Arjuna et…

… Dieu Krishna, la huitième incarnation de Vishnou, le jour de la bataille.

Cette épopée jouit aujourd’hui d’une renomée mondiale et répant un idéal d’honneur et de justice.

La musique, la danse, le théâtre et les beaux arts sacrés de l’hindouisme s’inspirent largement de ces épopées.

La société hindoue

Dès l’an 600 AEC, la pensée et la pratique essentielles à l’hindouisme sont manifestes…

…provenues de la culture Indus-Sarasvati, des Vedas, de la culture dravidienne et des religions tribales.

Un trait distinctif de la société était le “varna”, ou système des classes.

On classait les gens selon leurs professions.

Les parents enseignaient le métier aux enfants dès lev plus tendre âge,

ce qui leur donnait une formation solide. Et les professions devinrent héréditaires.

Les prêtres,

les guerriers,

les marchands,

et les simples ouvriers, dont les artisans et les agriculteurs.

Mais ce système des classes ne comprenait pas les tribus des forêts.

Ni les petites communautés considérées “intouchables” à cause de leurs métiers considérés malpropres,

tels que les “chandalas” qui travaillaient les crématoires,

les éboueurs,

et les fabriquants de cuir.

Ce système donnait un identité et un confrérie aux diverses professions,

et à tous, donnait un sens d’appartenance et de maintien de l’ordre social.

Les castes et leur valeur cohésive continuent toujours à jouer un rôle important…

… dans la vie économique et sociale, surtout dans le mariage et la politique.

La vie exigeait un travail acharné tant pour les femmes que pour les hommes.

Les femmes se chargaient du foyer…

… et les hommes s’occupaient de leurs métiers, des fermes et de la sécurité familiale.

En général, les femmes participaient également aux cérémonies religieuses, aux fêtes et aux rapports sociaux.

A travers l’histoire de l’Inde, nombreuses sont les femmes qui furent leaders religieux ou poliques. Certaines composèrent des hymnes védiques.

La période allant de l’an 1000 AEC jusqu’à la fin de l’âge des Gupta vers le mi-VIe siècle,

jouissait d’un essor remarquable en sciences et en mathématiques.

Les Hindous développèrent le système de numération qu’utilise le monde aujourd’hui, don't le zéro et le système décimal.

Les astronomes indiens savaient que la terre tourne autour du soleil et calculèrent la durée d’une année avec une précision étonnante.

La médecine était tellement avancée, que ses chirurgies complexes…

… ne se reproduiraient en Europe qu’au XVIIIe siècle.

L’Inde produisait la plupart de l’acier du monde.

En 400, EC, une de ses fonderies créa un pilier de fer qui est toujours debout et ne rouilla jamais.

Les sciences contemporaines ne savent pas reproduire ce fer.

Depuis des millénaires, les habitants de l’Inde constituaient un quart de l’humanité.

On a toujours respecté l’Inde comme le pays des richesses et de la sagesse,

et aujourd’hui, comme la plus grande démocaracie du monde.

Les croyances, les pratiques et les saints de l’Inde.

La religion de ce pays, l’hindouisme, a toujours été large d’esprit et tolérante, croyant que la Vérité est unique tandis que les chemins y menant sont nombreux.

Les Hindous respectent les autres fois.

Parmi les grandes religions, l’hindouisme est seule à adorer Dieu en forme masculine et féminine, et aussi sans auncun attribut.

Le nom originel de l’hindouisme est Sanatana Dharma, ou foi eternelle.

La plupart des Hindous croient en un Dieu suprême,

en de nombreux dieux et déesses, en des mondes spirituels,

en la divinité de l’âme, au dharma, au karma, à la réincarnation, la réalisation de Dieu, et à la délivrance du cycle des naissances.

Le Dieu suprême se nomme diversement, selon la région et la dénomination:

Brahman, Bhagavan, Siva, Shakti, Vishnu etc.

Il ou Elle est tout(e)-puissant(e), omniscient(e), tout(e) Amour, omniprésent(e)…

… et transcendante, ou au-delà de tout attribut.

Dieu existe dans chacun en tant qu’atman, ou âme divine.

La réalisation de Dieu nomme l’expérience du Divin en soi.

On considère cette rencontre avec Dieu comme l’objectif ultime de la vie.

L’Hindou enseigne que chacun est capable de connaître Dieu en lui–même ou elle-même.

Les Hindous adorent aussi d’autres divinités.

Chaque divinité possède des pouvoirs et des domaines de responsabilité différents.

Par example, Dieu Ganesha est le Maître des obstacles,

Sarasvati est la déesse de la connaissance,

et Hanuman est le dieu du service et de la dévotion.

L’Hindou est libre de choisir les dieux qu’il veut adorer.

Le dharma est une idée fondamentale de l’hindouisme.

Il inclut intégrité, vérité, loi divine, étique, devoir, justice, religion et les lois de la nature.

Dharma signifie “ce qui soutient.”

Le principe dharmique d’ahimsa, ou non-violence, deumeure toujours important.

Mahatma Gandhi gagna l’indépendance de l’Inde en 1947 usant de moyens non-violents,

tels que prostestations pacifiques, boycotts, grèves et discours qui encouragèrent le pays à rejeter le joug britannique.

Il a dit, “la non-violence est la plus grande puissance à la disposition de l’homme.

Elle est plus forte que l’arme la plus puissante que l’intelligence humaine ait jamais conçue.”

Pendant les années 50, Martin Luther King Jr. comprit l’importance des méthodes Gandhi…

… et se rendit en Inde pour s’entretenir avec les disciples gandhiens.

Plus tard, il mit ces méthodes à l’œuvre pour enfin gagner les droits civils pour la minorité noire des Etats-Unis.

Par les mêmes moyens, César Chavez gagna des droits pour les travailleurs agricoles de Californie.

Gandhi inspira aussi Nelson Mandela dans sa lutte pour la liberté et l’égalité des noirs d’Afrique de Sud.

Aujourd’hui, le monde entier connaît le concept hindou du karma, la loi de cause-et-effet.

Cette loi dit que tout ce que l’on fait, bien ou mal,

nous revient dans cette vie, ou dans une prochaine.

On dit souvent: plantez des chous, récoltez des chous…

Une croyance essentielle à l’hindouisme dit que l’âme, l’âtman, se réincarne…

… maintes et maintes fois, pour grandir et mûrir grâce aux diverses expériences qu’offre la vie humaine.

Enfin, toute âme obtient son salut en connaissant par l’expérience son unité avec Dieu et n’a plus à renaître.

L’Hindou ne croit pas en un Satan ou en un enfer éternel.

Le culte est essentiel à la vie de l’Hindou.

Ainsi, tout; foyer hindou contient son lieu de culte.

Il pourrait consister d’une simple étagère avec images de divinités.

Ou d’une pièce entièrement dédiée au culte quotidien de la famille.

La cérémonie dite “puja” qui se réalise au temple ou à l’autel familial de façon simple ou détaillée…

… invoque la bénédiction et l’assistance des êtres divins.

La puja inclut des chant sacrés, le bain de l’image du dieu…

… des offrandes de nourriture, de fleurs, d’encens ou autres substances sacrées, et de lumières.

L’Hindou pratique ses disciplines de yoga, ou sadhana, chaque jour.

Assis par terre, souvent dans une position de yoga, il chante des hymnes de dévotion…

… répéte le nom de Dieu en comptant sur son chapelet, ou médite en silence et tranquillité.

On considère le temple comme demeure de Dieu.

Il existe des millions de temples en Inde, dont certains sont très anciens.

Les plus importants sont des bâtiments aux conceptions mystiques, couvrant des centaines d’ares qui reçoivent des milliers de pèlerins chaque jour.

Chaque Hindou est encouragé à pèleriner vers des temples et lieux saints partout où ils se trouvent.

Des dizaines de millions de pèlerins allant à travers le sub-continent et les rencontres qu’il font tendent à unifier notre religion.

L’histoire de l’hindouisme abonde en sages et en saints, hommes et femmes de toutes les castes.

Certains saints personnages écrivirent des explications détaillées des Upanishad et autres écritures…

… tels qu’Adi Shankara, au VIIIe siècle EC,

Ramanuja au XIe…

Et Vallabhacharya au XVe.

D’autres, dont Sambandar, Mirabaï et Tukaram, dirent leur expérience de Dieu dans des chansons devotionnelles.

Parmi les plus récents, on trouve Ramakrishna, Swami Vivekananda, Anandamayi Ma, Swaminarayan et Shirdi Sai Baba.

Des millions de swamis et autres âmes saintes sont les chefs spirituels de l’hindouisme.

Le swami renonce au monde et s’adonne à plein temps à la vie spirituelle.

Parmi eux se trouvent les gourous, les femmes et hommes illuminés qui enseignent la religion.

Certains gourous ont des millions de dévots. D’autres sont de simples ermites.

Il n’y a pas de structure ou de dogme unique en hindouisme.

Aucune personne ou institution ne domine.

Il y a, au contraire, des milliers de lignées de gourou, de traditions, d’ordres monastiques et d’institutions religieuses, tous indépendants.

Les fêtes hindoues

Les Hindous aiment les fêtes et les célèbrent avec enthousiasme tout au cours de l’année.

La plus importante est la Diwali, ou Dipavali, Fête des Lumières.

Elle se célèbre cinq jours durant vers la nouvelle lune d’octobre ou novembre,

… et marque la victoire du bien sur le mal, de la lumière sur les ténèbres.

Partout, on pose des milliers de petites lampes, surtout la lampe à huile traditionnelle,

… et les feux d’artifice représentent cela à quoi l’homme aspire.

C’est une fête nationale en Inde et dans de nombreux pays our vivent des Hindous.

Barack Obama fut le premier président Américain à célébrer Diwali à la Maison Blanche.

Le président Obama dit: “Je vous souhaite à tous une joyeuse Diwali et Saal Mubarak.”

Une fête très importante est la Kumbha Mela, qui a lieu tous les trois ans au bords de quatre riviéres.

La Kumbha Mela de 2013 a eu lieu à Prayag, qu’on apelle aujourd‘hui Allahabad, au nord de l’Inde.

Pendant ces six semaines, 130 millions de personnes de toutes parties de l’Inde et du monde y firent pèlerinage.

Un jour, 30 millions de pèlerins étaient présents!

C’était la plus grande assemblée humaine jamais réalisée.

L’hindouisme dure depuis des millénaires parce que le dharma, la foi et la culture…

… donne a chaque Hindou un indéniable sens d’identité, de famille et de destinée spirituelle.

Il perdure parce qu’il est une foi dynamique qui accorde une liberté totale quant à la pratique…

… qui accèpte qu’on peut adorer le divin de diverses façons, qui fournit des fêtes, des temples, des lieux de pèlerinage, des gourous

et des textes dignes d’illuminer le chemin, et qui donc célèbre la vie toute entière.

Nous espérons que ce documentaire vous aura aidé à mieux comprendre l’hindouisme et son histoire.

Photo of  Gurudeva
I've experienced reincarnation without losing my identity. I experience my identity that goes through the string of beads. And I never became the bead totally. Many people experience reincarnation asone bead and then another bead and then another bead. I experience it as a thread.
—Gurudeva